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Sécurité privée : L’informel ruine les agents

Les agents de prévention et de sécurité (APS) veillent, nuit et jour, dans le froid et sous la chaleur pour la sécurité des personnes et leurs biens. Cependant, bon nombre d’entre eux sont recrutés sans un contrat en bonne et due forme. Conséquence, ils subissent  des traitements  dégradants.

« Nos salaires insignifiants tombent souvent avec retard et nous n’avons pas de prise en charge sanitaire. Nous n’avons pas de congés», confie Golbassia Maurice. « Quand on tombe malade, on nous demande le carnet de santé pour justifier notre absence, dans le cas contraire, on te considère comme absent du poste et on soustrait 2500 FCFA sur ton salaire. Pourtant, ce salaire modique, ne nous permet même pas de joindre les deux bouts et combien de fois encore se soigner à l’hôpital ? », renchérit le jeune homme. Comme ce dernier, nombreux sont ces débrouillards qui sont livrés à eux-mêmes. Ainsi, les difficultés les plus connues sont : la maltraitance et le non-respect du contrat. Allah Jean affirme, pour sa part, que « le contrat ne répond pas aux normes puisqu’il est verbal et en cas de non-respect, rien ne peut vous justifier ».

Certaines entreprises donnent des contrats à durée déterminée (CDD) et d’autres à durée indéterminée (CDI). « Si c’est le contrat à durée déterminée, la durée minimum est de deux ans », souligne le Juriste Saïba Daodandi. « Je souhaiterai qu’un contrat soit établi avant de commencer le travail. S’il y a un contrat à la base, je pense qu’en cas de non-respect, vous pouvez assigner la personne devant l’inspecteur de travail, et elle va se présenter pour réparation. Si le texte est clair, il ne peut pas échapper à des sanctions. Dans le cas où vous n’avez pas de texte à la base, on exploite l’agent, en cas d’un problème, il n’y aura rien pour le défendre », a affirmé le juriste.

Selon certains responsables des sociétés de sécurité privée, le problème n’est pas souvent à leur niveau. Il arrive qu’ils perçoivent l’argent avec un grand retard. « Certains bailleurs refusent de nous donner la totalité, ils accusent un retard de 2 à 3 mois. Pourtant l’entreprise fonctionne avec des moyens des prestataires. Nous n’avons pas une autre aide qui vient de l’extérieur. C’est grâce à ces moyens que nous payons nos agents. Certains agents de sécurité ignorent tous ces détails et nous accusent », se défend l’un d’eux, sous anonymat.

Ligna Dinsala (stagiaire)

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