Province du Guéra: Rencontre sur la prévention des conflits intercommunautaires

Les autorités administratives de la province du Guéra ont organisé une rencontre de concertation et d’échanges avec les chefs traditionnels et coutumiers des 5 départements sur les récurrents conflits intercommunautaires. Ils ont identifié les causes des conflits afin de définir des pistes de solutions concrètes et définitives.

Les conflits intercommunautaires et eleveurs-agriculteurs qui ont eu lieu en septembre dernier dans le département de Mangalmé ont fait plusieurs morts du côté des autochtones et éleveurs transhumants. Pour éradiquer définitivement ces conflits et promouvoir la cohabitation pacifique et le vivre ensemble dans le Guera, les autorités administratives et les chefs traditionnels s’engagent désormais pour réparer le mal. La question sur la prévention, le règlement et la gestion des conflits intercommunautaires est sur la table des discussions afin d’identifier les causes et de formuler des recommandations fortes basées sur la cohésion sociale et la cohabitation pacifique.

Selon le document présenté au cours de cette rencontre, les récents événements meurtriers sont exacerbés par l’insuffisance de réglementations locales sur la gestion des ressources naturelles et de schéma d’aménagement de l’espace rural. Les  capacités de réponse des autorités locales sont limitées et ne leur permettent pas d’apporter des solutions à long terme. A celà s’ajoutent également la méconnaissance des textes régissant le foncier, le pastoralisme et l’exploitation illegale des ressources naturelles. La croissance du cheptel (surpâturage) et l’extension des surfaces cultivées sont aussi les causes des conflits précise le document.

Qu’en cas de conflit, les parties concernées se réfèrent aux différents accords de réciprocité qui déboucheront sur le consensus et le règlement à l’amiable. Ce mode de règlement à l’amiable, poursuit le document, s’active et témoigne ainsi l’histoire des relations privilégiées entre certains groupes ethniques du Guéra.

En ce qui concerne la transhumance, les autorités administratives et les chefs traditionnels ont jugé nécessaire d’élaborer et d’appliquer un cadre opérationnel légal d’utilisation des ressources. Pour ce faire, il est important d’adopter une approche transversale et participative afin de sécuriser un accès durable aux ressources naturelles tout en tenant compte de manière innovante des besoins spécifiques des populations locales, agricoles et pastorales.

Selon les parties prenantes, cette approche intégrée, ciblant deux axes stratégiques à savoir la stratégie de sensibilisation sur la cohabitation pacifique et celle de règlement et gestion des conflits qui est un élément clé pour accroître la résilience et pérenniser la cohésion sociale.

Abakar Gombo Doungous

 

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