Evènements du jeudi 20 : Situer les responsabilités pour le retour définitif à l’ordre

Les évènements du jeudi 20 octobre n’ont laissé aucun tchadien indifférent. Une cinquantaine de morts et plus de 300 blessés dans les villes de N’Djamena, Moundou, Doba et Koumra. Le bilan n’est non exhaustif. Les réactions au niveau international tombent de partout pour condamner tout en demandant l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités.

Deux jours après ces évènements malheureux qui ont ôté la vie à plus 50 tchadiens, le ministre de la Justice et des Droits humains, Mahamat Ahmad Alhabo, a signé un arrêté relatif à l’ouverture des enquêtes judiciaires dans les villes de N’Djamena, Moundou, Doba et Koumra. Les magistrats de ces villes sont requis d’ouvrir des enquêtes et d’ordonner des poursuites à l’encontre de toutes les personnes, civiles et militaires impliquées dans ces évènements. Cet arrêté est la concrétisation de l’annonce du Premier ministre de Transition, Saleh Kebzabo,  faite à la même date du 20 dans la soirée à son cabinet. Le Tchad se conforme ainsi aux exigences de la loi et aux différents instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit. La volonté de situer les responsabilités afin que ces genres d’évènements ne se répètent pas et que le sang de Tchadiens ne coule plus, est un bon pas pour un retour au calme.

La justice équitable

Si à l’origine de ces manifestations, c’est l’appel de certains partis politiques et des organisations de la société civile, ceux qui sont tombés sont des Tchadiens. L’idéal est que le Tchad qui vient de redessiner une nouvelle voie pour son développement puisse faire en sorte que ces efforts ne soient pas plombés. Le gouvernement a pris la mesure de l’ampleur de ce qui se passe. C’est pourquoi, il a décidé que les responsabilités soient situées des deux côtés (civils et militaires). L’heure n’est plus aux spéculations dans la mesure où la justice a ouvert des enquêtes judiciaires. Les Tchadiens et surtout les jeunes doivent regarder dans l’avenir. Il faut le souligner, la majorité des victimes sont jeunes.

Aller vers une bonne culture politique

L’histoire du Tchad est marquée par plusieurs conflits qui ont retardé son développement. Depuis son indépendance, il n’y a pas une génération qui est épargnée de violences ou de guerres fratricides. Ces conflits, ont toujours de fond politique. Pourquoi ? Peu importe les circonstances. Les hommes politiques doivent changer de paradigme pour permettre d’ouvrir un vrai débat adapté au contexte et à l’évolution. Ce n’est qu’à ce prix que la culture politique pourra orienter à la maturité et éviter l’effusion de sang. Car, le sang n’a que trop coulé. Il faut tracer la voie vers une accalmie définitive, parce que les conséquences de cette situation sont énormes sur les plans social et économique.

Badoum Oumandé Henri

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