Liberté de la presse : Le point d’ancrage des droits humains

Dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, plusieurs activités sont prévues. Des thématiques sont développées devant un parterre d’étudiants en journalisme et des professionnels du métier, le mardi 2 mai 2023 dans les locaux de l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA).

La responsabilité sociale du journaliste en période de transition, c’est le principal thème abordé par les conférenciers. Laoro Gondjé, représentant des médias privés à la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA), et Rhakis Bongo Gérard, conseiller au ministère de la Communication, ont tenu le public en haleine. Pour eux, la presse a une grande responsabilité sociale. D’où l’importance de vérifier toute information avant sa diffusion pour gagner en crédibilité et en respect auprès du public. Toujours se conformer aux codes d’éthique et de déontologie du journaliste tout en prenant en compte les valeurs d’objectivité, de justice, d’équité et de solidarité.

Dans le cas du Tchad, il revient aux journalistes de faire le suivi des recommandations du Dialogue national inclusif et souverain. Ce, à travers des enquêtes, des interviews avec différentes sources pour bien informer les populations car elles en ont besoin pour se faire leurs opinions et décider le moment venu. Qu’il soit de la presse privée ou de la presse publique, les journalistes ont la même responsabilité sociale et les exigences sont les mêmes en dehors de la ligne éditoriale qui varie d’un organe de presse à un autre. Laoro Gondjé, d’ajouter que la responsabilité du journaliste a été mise à l’épreuve pendant la transition où le droit à l’image n’a pas été respecté surtout sur les réseaux sociaux.

Tenir compte des limites de la loi

Le thème second : « Façonner un avenir des droits : la liberté d’expression, clé de voûte des droits humains » a suscité autant d’intérêt que le premier. Belngar Laguerre, rapporteur général de la Commission nationale des Droits de l’homme(CNDH) introduit en démontrant que la liberté de presse et la liberté d’expression sont indissociables des droits de l’homme. Tout commence par la liberté d’expression. Ils sont aussi le baromètre de la démocratie dans toute société. Pour Belngar La guerre, les hommes de médias doivent s’affirmer par leur travail. Tant que les médias n’ont pas la liberté de s’exprimer librement, le monde sera à l’envers, souligne-t-il.

L’enseignant chercheur, le Pr Mahamat Seïd Abba Zen définit la liberté comme le fait de faire ce qu’on veut, comme on veut et où on veut. Elle peut s’exprimer par la parole ou l’écriture. La liberté qui est un art, selon lui, doit être exercée dans les limites tracées par la loi. C’est pourquoi, le non-respect de la loi beaucoup de citoyens de leur liberté. Pour lui, les violations des droits de l’homme commencent quand ceux qui sont au pouvoir considèrent les autres comme leurs sujets. L’inaction et l’inertie face à l’injustice ne font qu’empirer les choses. Un appel adressé aux hommes de médias et partant tout le peuple à agir avec sagesse pour revendiquer ses droits. Les jeux questions-réponses riches en partages ont permis  d’encourager les hommes de médias et les aspirants à se cultiver pour valoriser le métier.

 

 

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