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L’oisiveté en milieu jeune : le phénomène est en forte progression

Dans la ville de Ndjamena, le phénomène de l’oisiveté prend de l’ampleur ces derniers temps dans la société tchadienne en général et juvénile en particulier.

Dans certains quartiers de la capitale, dès 7 heures du matin des jeunes se regroupent sous les arbres autour des jeux de cartes, dame, etc. Pour ces derniers, c’est le manque d’emploi qui entraine à la l’oisiveté. « Je suis en chômage depuis 5 ans, les affaires ne marchent pas. Comme il n’y a pas de moyens pour moi de continuer les études alors pour me libérer des ennuis, je préfère venir au carrefour échangé les idées avec les amis», témoigne un diplômé sans emploi.

Toutefois, d’autres font l’effort de se trouver une activité génératrice de revenus. « J’ai laissé les cours en classe de 4ème au village. C’est depuis 2014 que je suis en ville. J’ai loué à Ardebjoumal. Bien avant cela, j’étais garçon de ménages. Je travaillais bien mais je n’étais pas satisfait de ce que je gagnais et j’ai abandonné le travail. J’ai décidé de m’installer au bord du goudron pour coiffer les gens. C’est grâce à ce que je gagne, je paie mon loyer et je peux désormais me prendre en charge car je gagne entre 3000 F CFA et 5000 F CFA », confie un jeune venu du village.

Selon Bekoutou Bienvenu, conseillé général de la jeunesse à l’Institut nationale de la jeunesse et sport (INJS), la cause principale est le manque de débouchés pour de nombreux jeunes. Bien que le gouvernement ait mis sur pied des stratégies pour absorber ces milliers de jeunes à travers des organismes comme l’Office national d’appui à la jeunesse et aux sports, le Fonds d’appui à la jeunesse et l’Office national pour la promotion de l’emploi, le changement n’est pas notable. Mais les concernés eux-mêmes ont une part de responsabilité ainsi que certains parents.

« A l’endroit des oisifs, comme le dit un adage, « l’oisiveté est mère de tous les vives ». Car, dans la vie, tout est possible, il faut savoir ce que l’on veut et chercher à atteindre ses objectifs. Nous ne sommes pas tous appelés à travailler à  la fonction publique. Pour ce faire, nous devons nous battre en se lançant dans les activités pour lutter contre le chômage qui entraine l’oisiveté », a conseillé Bekoutou Bienvenu.

Nodjimadji Ngarsandje Bienvenue (stagiaire)

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