Moto-Taxi : « Une activité qui libère »

Depuis quelques années, l’activité de Moto-Taxi a pris de l’ampleur dans la ville de N’Djamena, une ville où la recherche de l’emploi est un véritable parcours du combattant. Ce transport de Moto-Taxis appelé communément ‘’clando’’ fait partie des activités informelles et offre une alternative aux jeunes de la capitale.

Au Tchad, plus précisément dans la ville de N’Djamena, le travail de mototaxi est un secteur d’activités qui emploie une grande majorité de la jeunesse tchadienne ces derniers temps. Chaque matin, c’est un beau monde qui prend d’assaut toutes les grandes artères, les carrefours, le rond-point et bien d’autres coins de la ville pour emprunter ce moyen de transport.

La majorité de ses jeunes qui embrassent cette activité sont entre autres les élèves, les étudiants, les diplômés sans emplois, les jeunes non scolarisés. Il s’agit également des personnes ayant perdu leur emploi et les personnes en chômage technique. Selon Ismaël Toti, président des clandomen au marché central de N’djaména, les raisons qui ont poussées les jeunes dans ce secteur, c’est surtout, les conditions de vie extrêmement difficiles. « Apparemment, J’ai ma moto et je me débrouille pour joindre les deux bout avec ma famille .Je suis un père de famille avec des enfants et je suis dans une maison de location.».

Le clando est considéré comme un métier le plus accessible pour gagner sa vie. « Je sors très tôt le matin et Dieu merci avec cette activité lucrative, j’arrive à joindre les deux bouts.  Des fois, pour finir la journée, je me retrouve parfois avec 6 000 voire 10 000 F CFA. Ces derniers temps, il y a de nombreux jeunes qui se sont lancé dans cette activité mais nous arrivons toujours à s’en sortir de la situation », souligne Djimtoloum Albert.

Avec un sourire radieux, Ramadan Abderaman, jeune diplômé emploi, nous raconte : « Je suis un diplômé sans emploi, compte tenu de la situation du pays notamment le problème d’accès à l’emploi ou à la Fonction publique qui se pose avec acuité pour les jeune », «  j’ai décidé de me lancer dans le travail de mototaxi d’où j’ai signé un contrat avec une femme qui m’a acheté une moto et je la fais un versement de 2.500 F chaque jour », Ceci me permet de subvenir à mes besoins, a dit Ramadan Abderaman.

Pour Abba Ngolo, la Moto-Taxi est un moyen de transport le plus incontournable et très sollicité par les citoyens. «J’ai quitté mon village pour N’Djaména à la quête d’un emploi, malheureusement, je n’avais pas eu un travail », « je me suis lancé dans ce secteur ». Dieu merci, J’arrive à me prendre en charge et économiser un peu d’argent que j’ai envoyé au village pour cultiver et faire l’élevage ».

Malgré la prolifération des Moto-Taxis dans la ville de N’Djaména ces derniers temps, il existe peu, un cadre légal et tant des clandomen exercent dans l’informel. C’est un manque à gagner pour l’Etat tchadien, a-t-il conclu.

Mahamat Moussa Ahmadou (Stagiaire)

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