N’Djaména : Sous les échangeurs, les excréments humains empestent

Les espaces vides sous les échangeurs de la ville de N’Djaména servent d’abris quand il fait chaud ou quand il pleut. Bien des personnes y trouvent également refuge par moment. Mais là où le bât blesse, c’est que ces endroits sont transformés en latrines à ciel ouvert au cœur de la ville.

 Malgré les campagnes de sensibilisation sur l’assainissement, les multiples opérations « ville propre », « coup de balai » effectuées par les institutions et associations et la construction de toilettes aux particuliers à un coût réduit, la défécation à l’air libre persiste dans la capitale. En cause, l’incivisme des citadins qui défèquent partout et souvent dans des endroits publics. Sous les échangeurs de Chagoua et Dembé, en passant par les couloirs et latrines des édifices publics, le constat est insupportable et choquant. A quelques mètres, l’air irrespirable et puant, oblige les piétons à se couvrir le nez et les motocyclistes à accélérer. Autour des bancs publics, ces personnes mal éduquées ont déposé leurs selles sans tenir compte du bien-être des autres. Les excréments jonchent les coins et recoins et rendent ainsi l’environnement insalubre. L’on se demande si ce comportement tient au manque de toilettes, à l’ignorance ou juste au plaisir.

Pourtant tout le monde sait que les déchets et les urines  humains sont nuisibles s’ils ne sont pas évacués. Ils pourraient contaminer l’eau et engendrer des maladies hydriques comme le choléra. Parlant des échangeurs de Chagoua et de Dembé, l’on reste sans mot, quand l’on sait que les agents de la Police municipale sont en poste pour veiller, assainir ou mettre de l’ordre. Aménager, ces endroits pourraient accueillir de petites activités génératrices de revenus comme des alimentations et restaurants. Des initiatives susceptibles de générer des emplois aux jeunes et réduire ainsi le chômage.

In fine, il faut des stratégies et mesures idoines pour sensibiliser les N’Djaménois mais aussi sanctionner ceux qui font preuve d’incivisme. Le gouvernement, les citoyens, la Police municipale, tous sont chargés de rendre la ville propre, car « prévenir vaut mieux que guérir  » dit-on. Le Tchad, vitrine de l’Afrique, ne mérite pas cette pratique.

 Newingar Minguéngué Jacqueline

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