Prise en charge psychologique : Le sort des enfants doit préoccuper

Beaucoup d’enfants sont de plus en plus exposés à la violence et aux événements douloureux. On constate que les actes de violences tels que les meurtres, bain de sang, enlèvement de personnes, violence conjugale, l’alcoolisme et bien d’autres choses se passent en présence des enfants. Ces faits sont-ils sans conséquences sur eux ?

Les enfants sont les cadres de demain, dit-on. Pour ce faire, leur éducation et leur santé doivent être une priorité des parents et gouvernants. Ces derniers temps, les enfants assistent de plus en plus à des événements cruels. Ils sont victimes ou/et témoins des scènes de crime et des tortures de tous genres. Et cela n’émeut presque personne. A la base, fragiles, certains enfants affectés, perdent l’appétit et d’autres se réveillent en sursaut de leur sommeil. Au pire des cas, ils portent les stigmates de certaines douleurs psychologiques à vie. Rémadji clémence se confie : « Mon mari a été tué en présence de mon fils. Depuis lors, il ne cesse de me poser des questions concernant son papa. Quand je lui ai rappelé le drame, il ne cesse de me dire qu’il vengera la mort de son père, un jour.  « Je ne sais quel conseil lui prodiguer », souligne-t-elle toute triste. Ce témoignage révèle à quel point le traumatisme psychologique peut affecter un enfant et impacter toute sa vie. Les évènements du 20 octobre dernier ont aussi exposé les enfants à des scènes de violences extrêmes. C’est pourquoi, au-delà de l’action judiciaire, il faut penser à un plan de prise en charge. Les enfants ont vécu directement ou indirectement les faits.

Devenu adulte, Jean-Baptiste se souvient de son passé comme si c’était hier. « J’ai un grand problème, je me souviens de quand mes parents se battaient, je mourrais de peur même quand je dormais. Cela me revient encore comme un rêve. Je n’arrive vraiment pas à oublier tout ce qui s’est passé comme violence ».

Selon les spécialistes, la santé mentale est le bien-être physique, mental et social. L’ensemble de tous ces trois paramètres qui constituent la santé mentale. Quand on bascule un peu à côté sur ce que l’on peut nommer enfant, c’est un vulnérable le petit dont l’âge varie de 0 à 12 ans, cela varie aussi des pays et selon les cultures.

Le bien-être mental est essentiel

Comme répercussions, la violence peut vite dessiner l’enfant. Il grandit avec une personnalité violente. Il est à craindre que ces enfants deviennent tous des brigands et soient prêts à tuer. Pour ce faire, l’accompagnement psychologique s’avère prépondérante. Malheureusement, la psychologie au Tchad est une discipline qui rencontre assez de problèmes, la psychologie tchadienne connait des préjugés qui freinent son évolution. « Les gens confondent les psychologues à des charlatans, ils les confondent à des gens qui traitent avec les fous. En réalité, ils n’ont pas une idée sur la psychologie préventive ou encore psychologie de la relation d’être. Or, la psychologie ne se limite pas seulement sur les traumatismes. Avec la psychologie, on peut préparer l’être humain à la relation d’être à échapper à certaines choses » déplore Ngadandé Isaac Psycho-sociologue de l’éducation. En termes de mesures préventives, il faut assurer le bien-être physique, psychologique et social c’est à dire comment l’être peut vivre physiquement et psychologiquement dans un milieu social et environnemental.  Il est aussi question de mettre la personne dans un état global qui lui permette de surmonter la situation. Même si elle est malade, cela l’aidera à surmonter et être guérie psychologiquement.

Selon le spécialiste, pour guérir les enfants qui sont déjà atteint il est question de les confier à des psychologues et aux autres spécialistes. A travers un travail multidisciplinaire, faire venir le sociologue, les anthropologues et les agents sociaux. Chacun fera le travail qui le concerne et permettra de balayer le côté traumatisme qui est avec ces enfants. La distraction permettra de travailler sur le traumatisme et certaines choses qui ne marchent pas. On revient avec les débats faire les théâtres et expliquer le mauvais côté qui permettra de balayer tout ce traumatisme. Pour résoudre ce problème il est question de créer des lieux de distraction, planifier les enfants et leur  exposer les choses, leur parler de la cohabitation sociale.

Danhrée Hormo Florisse, stagiaire

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