Urbanisation: ces canaux d’écoulement qui mettent en danger les usagers de la route

A N’Djaména, certains canaux d’écoulement des eaux usées mitoyens aux grandes voies constituent un réel problème de sécurité pour les usagers de la route et les riverains de ces ouvrages.

Nous longeons l’avenue du maréchal du Tchad, précisément sur l’axe qui mène de la forêt derrière l’hippodrome où sont exposés les pépinières au rond-point en face du Centre culturel Baba Moustapha en passant par l’Institut Français du Tchad(Ift), le stade Idriss Mahamat Ouya et le Rectorat de N’Djamena, nous constatons un canal à ciel ouvert. Autre lieu, cependant même constat. A l’avenue Jacques Nadjingar, à proximité de l’Office national pour la sécurité alimentaire(Onasa), il y a également un grand canal à ciel ouvert. En cas de survenance d’embouteillage, certains usagers de ce tronçon, pressés empruntent juste à côté de ce gros et profond trou sans fermeture. Même chose lorsqu’on quitte le collège d’enseignement la concorde vers le Centre hospitalier universitaire la référence nationale.

A l’approche de la saison pluvieuse, les agents municipaux procèdent au curage des caniveaux dans les grandes artères pour parer au débordement des eaux de pluies. Ces derniers déplacent les dalles mais ne les remettent pas à leur place posant un réel problème de sécurité aux riverains ainsi qu’aux usagers de la route.

Pourquoi ne pas construire des dalles pour couvrir ces canaux d’écoulement d’eaux usées dont, il faut le préciser, la construction date de plusieurs années ? Pourquoi la fermeture des canaux ne suit pas leur ouverture après l’opération de curage ? Ceux qui ont en charge la gestion de cette cité sont interpellés. Avec certains conducteurs des engins qui roulent comme s’ils sont en compétition de rallye Paris Dakar, il faut s’attendre un jour au pire. Par conséquent, ce problème appelle à une action urgente au lieu d’attendre la survenance de l’irréparable avant d’intervenir comme médecin après la mort. Ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir ?

Serge Nekoulko Nadjingar

À propos de Henry Badoum

Vérifier aussi

Cimetière de Toukra : certaines tombes emportées par les eaux

Certains  citoyens qui ont  enseveli  leurs proches au cimetière de Toukra  constatent que, les eaux …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *