Corruption : l’OCI s’engage à lutter contre le phénomène

La première réunion ministérielle des forces de l’ordre anti-corruption des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, s’est tenue les 20 et 21 décembre 2022 à Djeddah en Arabie saoudite sous les auspices du prince Mohammed Bin Salman.

La première réunion ministérielle de ce type pour les agences chargées de l’application des lois anti-corruption dans les États membres de l’OCI  porte sur le projet d’approbation de « l’Accord de Makkah Al-Mukarramah ».

Mazin Bin Ibrahim Al-Kahmous, chef de l’autorité de contrôle et de lutte contre la corruption du Royaume d’Arabie saoudite a déclaré que cette réunion ministérielle vise la mise en œuvre de la charte de l’OCI sur la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le crime organisé. Il a expliqué que la réunion ministérielle et l’accord « Makkah Al-Mukarramah » sont basés sur la décision du Conseil des ministres des affaires étrangères des États membres de l’OCI tenu à Islamabad en mars dernier qui a salué l’initiative du Royaume d’Arabie saoudite en sa qualité de président du 14ème Sommet islamique. C’est le cadre de l’organisation et de la formation d’une équipe d’experts gouvernementaux pour étudier le projet en vue de son approbation. Selon lui, la corruption est un crime transfrontalier et ne peut donc être combattue efficacement sans l’engagement des États à coopérer.

Le secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a affirmé que « l’accord Makkah Al-Mukarramah, représente le cadre le plus approprié pour prévenir et combattre la corruption dans les États membres de l’organisation, à travers des mécanismes efficaces ». Il a noté que les pays membres ont besoin des mécanismes juridiques qui aident à promouvoir les principes de transparence et d’intégrité pour établir les fondements de la bonne gouvernance.Il a appelé à s’engager sur la voie de la lutte contre la corruption en signant et en ratifiant l’accord de « Makkah Al-Mukarramah » pour que les États membres de l’OCI coopèrent dans le domaine de l’application des lois anti-corruption conformément à leurs systèmes juridiques et en ligne avec les aspirations et les visions des États membres dans le domaine de la lutte contre la corruption.

La directrice exécutive de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Ghada Wali, a salué l’initiative de l’OCI qui représente une étape importante pour renforcer le cadre international de lutte contre la corruption. Elle a souligné que la corruption est devenue un défi existentiel pour les sociétés alors que le monde connaît une escalade des conflits armés, des crises économiques et des difficultés de vie, en plus de la crise climatique et environnementale qui menace l’avenir de tous. Selon Ghada Wali, la corruption impacte négativement les fonds et les ressources pour faire face à ces crises.

Le Programme des Nations Unies pour le développement estime que la corruption fait perdre aux contrats de projets publics environ 10 % de leur valeur dans le monde, soit l’équivalent de 1,3 USD. 000 milliards par an, signe que ce chiffre est égal à plusieurs fois la valeur de l’aide publique au développement reçue chaque année par les pays en développement.

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