Le HCR débordé ?

Le directeur du bureau régional du système des Nations unies pour les Réfugiés pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Abdouraouf Gnon Kondé  a animé une conférence de presse le 10 août 2023 à N’Djaména.

Face aux journalistes avec un air détendu, Abdouraouf  Gnon Kondé a avoué que la situation des réfugiés au Tchad laisse pantois. Donc, il faut trouver des moyens nécessaires pour répondre promptement  aux besoins de ces couches vulnérables et des communautés hôtes qui sont elles aussi touchées drastiquement. « Cette mission s’inscrit dans une situation de multiplicité des besoins dans le monde entier, qui dépasse le rythme auquel les ressources arrivent. Cette situation limite sérieusement notre capacité à servir les personnes relevant de notre mandat », a dit le directeur régional des Nations unies pour les Réfugiés pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans son propos liminaire. Eu égard à cela, le Tchad n’est-il pas victime d’une injustice dans la gestion de cette crise humanitaire ?  A fulminé un journaliste. « Nous savons que le Tchad fait face à d’énormes difficultés par rapport à l’accueil des réfugiés mais il n’est pas victime d’injustice. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il faut des ressources financières pour nourrir, soigner et mettre à l’abri tous ces milliers de réfugiés et retournés au Tchad mais cela n’est pas évident. Depuis le début du conflit soudanais le 15 avril dernier, plus de 116  6 10 personnes ont été relocalisées. En plus des 7 sites déjà disponibles, nous en avons rajouté 3 pour des besoins imminents », a-t-il répondu.

Le Tchad n’accueille pas seulement des réfugiés soudanais, il y a aussi ceux du Niger, du Cameroun, de la République Centrafricaine et du Nigeria, repartis dans plusieurs camps à savoir Adré, Farchana, Arkoum etc. Les provinces qui accueillent le plus  grand nombre de réfugiés sont le Ouaddai, le Sila et le Wadi-Fira. « Je suis allé voir les réfugiés camerounais dans le camp de Guilmey et je me suis rendu à l’Est à Adré, Ourang ,Farchana et Abéché, où j’ai constaté l’ampleur de l’afflux le plus récent auquel le pays est confronté », a reconnu Abdouraouf  Gnon Kondé.

Toutefois, qu’en est-il des stratégies du HCR pour juguler la crise à court, moyen et long termes, puis que personne ne sait quand ces émigrés vont repartir chez eux quel plan pour les retournés pour leur insertion socioéconomique ? Ce sont là des interrogations majeures sur lesquelles les hommes des médias se sont repliés. « Lors de ma mission, j’ai parlé avec des réfugiés, surtout les enfants et femmes  qui ont des blessures visibles et invisibles. Pendant ma tournée, toutes les autorités nous ont demandés de les aider à gérer cette crise. La raison de ma présence ici, c’est de comprendre, recenser les besoins urgents et puis rendre compte au Haut-Commissariat des Réfugiés afin d’apporter des solutions proportionnelles. Maintenant, je sais que les réfugiés et les communautés d’accueil ont besoin de services sociaux de base et nous nous efforçons pour répondre à cette demande. Nous remercions le Tchad pour sa légende hospitalité. Les donateurs et les âmes de bonne volonté doivent  venir en aide au Tchad», a-t-il rassuré. Mais, la définition des stratégies de riposte reste un secret de polichinelle.

Kary Amadou  & M’da Nguéoudal Romaric (stagiaires)

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