Orientation scolaire : L’ingérence des parents pose problème

De nos jours, beaucoup de parents imposent des séries à leurs progénitures mais, cette manière de faire désoriente ces derniers sur le plan scolaire. Le psychopédagogue Djimrassem Thalès fait une mise au point de la situation.

Ce sont les parents qui financent les formations de leurs progénitures, mais la question de l’orientation dans les séries relève de la décision des professionnels du système éducatif. La question du choix des séries devient depuis belle lurette un conflit difficile à gérer entre les enfants et leurs parents. Plusieurs enfants sont mécontents de l’imposition de leurs parents de faire telle ou telle autre série de leur option. Des fois, ils rencontrent d’énormes difficultés dans les séries qui leur sont imposées mais ne peuvent pas aller à l’encontre des instructions de leurs parents. C’est une histoire où la tortue gagne toujours sur le lièvre. Selon le psychopédagogue Djimrassem Thalès, bien que ce soient les parents eux-mêmes qui financent les formations de leurs progénitures, il faudrait que l’orientation soit au minimum faite de manière concertée. « Le dérapage que nous avons dans le milieu professionnel, dans les hôpitaux tout comme dans l’enseignement, s’explique par le fait que les gens n’ont pas véritablement opéré pour le bon choix de séries. C’est la résultante de l’imposition des séries par les parents », déplore-t-il.

A force de vouloir faire le choix à la place des enfants, bon nombre de ceux-ci désobéissent à leurs parents. D’après le psychopédagogue, les parents cherchent à convaincre leurs progénitures et leur imposer des filières de formations sans se soucier de leurs objectifs, ambitions, activités et les conséquences qui adviendront. « Lorsqu’on impose une filière à un élève ou bachelier, cela a des conséquences néfastes sur celui-ci. Quelques fois, les bacheliers refusent catégoriquement de se soumettre au choix des parents et ça génère un conflit difficile à gérer au sein de la famille, argumente-t-il.

En quête de la glorification et des titres, plusieurs enfants trahissent et mettent en danger  leur cursus. Beaucoup optent pour les séries scientifiques et techniques industrielles pas par vocation ou mérite mais par imitation. « C’est parce que telle copine est en série scientifique ou tel autre ami est en série littéraire et le père impose à son fils ou sa fille de faire comme l’autre », déclare Thalès. Ce dernier réitère que si l’enfant a de la capacité intellectuelle suffisante qui lui permet de faire la science, il peut explorer ce champ ». Si l’enfant a les compétences et prérequis nécessaires pour aller en série scientifique, qu’il aille. Il faut que chacun soit responsable de son choix », conseille-t-il.

Hissein Brahim Abgassi, stagiaire

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