Sites des sinistrés : Des espaces d’apprentissage sont créés pour la continuité des enseignements

Sur les sites des sinistrés de Toukra Dassa et du lycée de walia, les enfants DES cours préparatoires au cours moyens en passant par l’élémentaire, bénéficient des enseignements. Les bénévoles se sont mobilisés pour dispenser les cours. Le vendredi 04 octobre, l’équipe Info a fait une descente sur trois sites dans le 9ème arrondissement.

Il est 11 h 35 min dans la cour de l’école du site de Toukra Dassa. On note un nombre important d’élèves qui jouent, c’est la recréation. La direction de ce centre est à l’ombre du bâtiment où les parents d’élèves et les élèves sont en file indienne pour les inscriptions. Un groupe d’enseignants à deux mètres du bureau du directeur échange entre eux. Dans ce centre d’apprentissage, on voit la présence des jeunes U-report qui orientent les visiteurs et mettent de l’ordre. Cette école de circonstance dispose de 12 salles de classe de CP1 au CM2 avec plus de 100 élèves par niveau. Les élèves sont assis sur les nattes excepté ceux des cours moyens qui sont sur les tables bancs.

Selon Neuzilka Patience N’guieba, directeur du centre d’apprentissage du site des sinistrés de Toukra Dassa, l’idée de la création de cette école est venue suite à la pléthore d’élèves qui sont restés sans éducation. C’est ainsi que la Technidev a décidé de créer ce centre pour récupérer ces enfants qui vadrouillent alors qu’ils devraient être en salle de classe. « On ne fait qu’enregistrer les élèves. Nous sommes presque à 1000 élèves et chaque jour on reçoit plus de 50 élèves. Et il y a encore les élèves du secondaire qui sont jusqu’à là à la maison. En ce qui concerne le recrutement des enseignants, il se fait sur étude de dossier. Nous sommes présentement avec six enseignants. L’inspection départementale de l’éducation nationale (IDEN) a promis d’envoyer quelques enseignants », informe le directeur. La prise en charge des enseignants recrutés est assurée par l’ONG Technidev. Il faut signaler que l’école est gratuite c’est pourquoi le directeur Neuzilka Patience N’GUIEBA interpelle les parents qui, jusque-là n’ont pas encore inscrit leurs progéniture de ne pas hésiter.

Une réponse à la volonté d’aider

De toukra dassa au site du lycée de walia, le constat est le même. Au centre d’apprentissage des enfants sinistrés du site de walia, l’effectif des élèves est estimé à 1000. D’autres par contre, n’ont pas encore regagné les salles de classe faute d’infrastructures d’accueil. Selon le chargé de communication du centre d’apprentissage dudit site, Ousman Thiam, « l’initiative est venue lors d’une visite de courtoisie sur le site. Ayant à l’idée le projet de la création d’un centre éducatif, deux jeunes dudit site nous ont dit qu’ils veulent créer une école si nous sommes des donateurs? ». La réponse à cette interpellation était toute favorable car la pensée coïncide avec le projet qu’ils étaient en train de mener, affirme Ousman Thiam. L’objectif est d’accompagner les enfants sinistrés afin qu’ils puissent rattraper l’année scolaire qui est perturbée par cette catastrophe naturelle. Le centre est dénommé « Alqalam » qui signifie la solidarité. Il est piloté par l’Association la Plume pour la culture et le Développement.

Etendre l’initiative avec des moyens d’accompagnement

Djerangar Yam, parent d’élèves trouve que c’est une bonne initiative. « Je trouve que c’est une bonne idée de penser à nos enfants qui ont quitté leurs établissements d’origine à cause des inondations ». Il demande qu’il y’ait un bon suivi pour qu’un jour à l’autre ses enfants puissent regagner leur école d’origine.

Le porte-parole des initiateurs du centre d’apprentissage de Ngueli, Antcha Jérôme Toumar fait savoir que les places sont déjà préparées pour la création des écoles primaires. C’est lamentable de voir les enfants passer inutilement le temps à la maison alors que d’autres font cours. C’est ainsi que le HCR s’est présenté il y’a deux semaines pour recenser tous les élèves et les enfants à l’âge de scolarisation afin qu’ils ne perdent pas l’année.

Ouangso Alain, Djerabé Mianbé Aristide et Togdé Rodrigue (stagiaires)

 

 

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