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Editorial : La machine est à l’envers

Au sein de l’administration publique, il y a un malaise interpersonnel entre collaborateurs dû à un conflit causé par les textes. Dans la plupart des organigrammes des différents ministères ayant des entités sous tutelle et bénéficiant d’une autonomie financière de gestion c’est le ministre du département responsable de l’entité sous tutelle qui était dans la plupart du temps, président du conseil d’administration. Dans l’organisation des services, les entités sous tutelle disposent d’un conseil d’administration et d’une direction générale qui est d’exécution.

Le conseil d’administration a pour entre autres ses attributions arrêter le budget de fonctionnement, les tableaux des emplois, les comptes de fin d’année, les inventaires, les grandes orientations et nominations et de contrôle. Pour la fluidité des services, il arrive que le conseil d’administration délègue une partie de ses attributions à la direction générale sans toutefois autoriser cette dernière à se substituer à lui. La direction générale reste d’exécution alors que le conseil d’administration à une fonction de contre-pouvoir.

Les présidents des conseils des administrations déjà en poste étaient pour la plupart des salariés, donc ne bénéficiaient que des jetons de présence pour ne pas faire double emploi. En 2020, un acte administratif est venu déstabiliser cette situation par la nomination des présidents des conseils d’administrations avec des rémunérations mensuelles et fixes. Même si ces nominations tous azimuts s’apprêtaient à des récompenses aux militants d’obédience politique, au fond c’est un choix de gestion politique dont seul est comptable, le gestionnaire de l’Etat dans sa vision restrictive de non implication de tous dans la gestion de la chose publique. Qu’à cela ne tienne. Là où le bât blesse, l’administration n’avait pas pris le soin de prendre d’abord des textes précisant les attributions des présidents des conseils d’administration avant leur nomination. Il arrive même qu’au cours de certains conseils d’administration, certains ministres se retrouvent face à leur agent, exerçant une certaine autorité vis-à-vis d’eux. Le principe sacro-saint administratif se trouve foulé aux pieds. La machine est à l’envers.

Il serait judicieux pour le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) de recycler le plus souvent que possible les staffs des directions de tous les départements surtout les responsables mettent long feu aux postes. Le SGG se doit aussi de ne pas perdre de vue l’existence des anciens textes comparativement aux nouveaux pour que tout puisse s’arrimer dans l’intérêt de l’Etat et de son personnel ainsi que, la fluidité des relations professionnelles. Aussi, la logique voudrait que la tutelle ait un droit de regard alors que ce n’est pas le cas actuellement dans bien des secteurs.

La Rédaction

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