Editorial : Le bon sens doit prévaloir

Longtemps habitués au langage des guerres fratricides, les tchadiennes et tchadiens ont décidé de se parler afin de faire la paix des braves. Ils sont à cet effet accompagnés par les partenaires techniques et financiers internationaux. Cependant, quelques-uns jouent à l’hypocrisie pour saper le bon sens des autres dans le but de ramener le pays dans le chaos

« Ne pas penser comme les autres, c’est aussi penser », disait un penseur du 19ème siècle. Le bon sens est la chose la mieux partagée au monde. C’est pourquoi la plupart des tchadiens doivent épouser cette philosophie de grandeur pour la construction de leur pays. Le Dialogue National Inclusif et Souverain est donc le cadre indiqué et une chance que les enfants du Tchad doivent saisir pour tourner définitivement la page du passé et regarder vers l’avenir en faisant leur mea-culpa.

Les calculs politiciens, la haine, le règlement de compte et autre surenchère, doivent cesser pour céder la place au pardon, à la confiance, à l’amour du prochain, bref au sens patriotique. Longtemps, les Tchadiens et tchadiennes se sont regardés en chien de faïence, le sang des innocents a beaucoup coulé à cause des idées sournoises et égoïstes des uns et la pauvreté s’est installée du fait de l’incivisme des autres.

Nonobstant cela, l’esprit de réconciliation nationale a toujours été la préoccupation majeure des dirigeants qui se sont succédé à la magistrature suprême depuis le père de l’indépendance, François Ngarta Tombalbaye à Idriss Deby Itno en passant par Goukouni Weddeye, Hissein Habré avec la Conférence Nationale Souveraine de 1993 qui est la dernière rencontre à discuter des questions cruciales du pays.

Néanmoins, toujours est-il qu’après 30 années passées, certaines personnes qui avaient pris part activement à la Conférence Nationale Souveraine, se retrouvent aujourd’hui dans la même salle au Dialogue National Inclusif et Souverain pour redire les mêmes choses. Ce qui a manqué, ce ne sont pas les idées, mais le bon sens. La mauvaise foi a prévalu et le pays se retrouve aujourd’hui dans une situation peu enviable.

Doit-on continuer à jouer le jeu et voir le pays perdurer dans une spirale de crise ? Non ! Que chacun prenne ses responsabilités. Le Dialogue national inclusif et souverain ne doit donc pas être une aubaine pour les uns et un cauchemar pour les autres. Certes, l’erreur est humaine, mais la commettre maintes fois relève simplement et purement d’un cœur de pierre qui est hostile à tout changement. Le Tchad d’abord.

La Rédaction

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