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Editorial : L’Eau, source de vie ou de malheur

L’on a coutume de dire que l’eau est source de vie. Elle a servi et sert dans beaucoup de domaines, notamment à désaltérer l’homme. Une manne divine donc à multiples utilités qui devrait être préservée pour le bien de tous. Dans la vie quotidienne, l’homme utilise l’eau dans presque tout ce qu’il entreprend : faire la cuisine, se laver, faire la vaisselle ou, dans le meilleur des cas, éteindre l’incendie qui se  propage.  Même d’après les Saintes écritures, l’eau est présentée comme porteuse de vie.

Cependant, l’eau n’a pas toujours honoré sa vertu de source de vie. Elle peut être aussi source de malheur, de désolation et de mort. Les exemples les plus simples sont légion. En référence à l’eau présentée comme source de vie, l’on peut aisément comprendre ses deux faces, car c’est avec cette même matière que Dieu a détruit le monde (cf. la Bible). D’ailleurs, il suffit de suivre attentivement l’actualité nationale et internationale pour constater les dégâts sinon les ravages causés par l’eau.

Se référant à l’actualité, le 11 septembre dernier, il y a eu de terribles inondations en Libye suite à une tempête causant un désastre humanitaire, cela a été le cas également au Niger et un peu partout en Europe et en Amérique du Sud dans la même période. Le Tchad n’est pas du reste. A propos du Tchad justement, le pays a connu des pires inondations par le passé, surtout en 2022, et les inquiétudes sont grandes pour cette année 2023, car l’hivernage n’a pas encore pris fin. L’illustration de l’année dernière est dans toutes les mémoires ! La capitale tchadienne ayant subi à cette époque l’une des pires inondations de son histoire avec des dégâts énormes ayant causé des pertes en vies humaines. Cette dramatique situation a fait écho un peu partout et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat amenant ses responsables à prendre les taureaux par les cornes en prenant des mesures pour anticiper la réédition de ce cauchemar. Et apparemment, cela pourrait s’avérer payant, au vu des actions entreprises sur le terrain.

Si donc l’eau est à la fois source de vie et de malheur, il revient à l’homme de prendre ses responsabilités en agissant avec intelligence et précaution. Les fortes inondations de cette décennie seraient consécutives à l’action humaine contre la nature, d’après les scientifiques. Et cette nature là, lorsqu’elle est blessée, retourne sa furie contre l’homme avec les conséquences que l’on sait et l’on voit !

La prévision et la précaution voudraient donc que l’on mobilise tous les moyens techniques et scientifiques pour anticiper sur les phénomènes naturels et agir en conséquence afin de limiter les effets de l’action humaine sur les manifestations climatiques. L’eau n’est, en définitive, pas finalement que malheur mais, comme on le dit, « mieux vaut prévenir que guérir » !

La Rédaction

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