Editorial : Pour une bonne gouvernance

Les recommandations et résolutions du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) sont toujours au cœur de l’actualité. En tant qu’épine dorsale de l’administration, la territoriale doit être au diapason. Pour y arriver les 23 gouverneurs des provinces doivent être à la hauteur et avoir une bonne maitrise de la politique du gouvernement. D’où le choix du thème de leur 5ème conclave : « les chefs des unités administratives face aux défis de la refondation du Tchad réconcilié et uni » du 03 au 05 février 2023 à N’Djaména.

Le président de Transition, le chef du gouvernement d’Union nationale, pour ne citer que ceux-là ont honoré de leur présence l’ouverture de cet évènement. Dans son discours, le président de transition, le général Mahamat Idriss Déby Itno a insisté sur le fait que ceux-ci doivent appréhender les nombreux défis qui les interpellent et incarner au quotidien les qualités que les Tchadiens sont en droit d’attendre de tout serviteur de la nation quel que soit son rang. A l’issue des assises, le Premier ministre de transition a quant à lui, interpellé les gouverneurs à faire de la probité morale et être au-dessus de tout soupçon. Cette conférence des gouverneurs arrive à un moment crucial où le retour à l’ordre institutionnel est plus que préoccupant. Gouverner, c’est gérer, encadrer, sécuriser les personnes et leurs biens, veiller à la liberté collective et individuelle, accompagner la population dans les actions de développement. Mais, l’on constate que l’argent qui est censé être un moyen d’échange est devenu un but en soi au mépris de toute éthique et intérêt supérieur de la nation. Beaucoup ont sombré graduellement dans un matérialisme, un individualisme excessif.

De plus, l’administration provinciale peine à se positionner comme une administration citoyenne, au service du développement et du progrès social. Des dysfonctionnements et des carences énormes, à tous les niveaux, sont souvent décriés par les administrés. On distingue difficilement qui est policier, douanier, gendarme et coupeurs de route. La population est prise au piège. Le débarras des pratiques compromettantes des autorités provinciales doit être de rigueur et ceci va dans le sens de ne pas engager des conflits inter communautaires et agriculteurs-éleveurs. Ceux qui sont censés représenter l’Etat, agissent dans un cadre divisionniste et sectaire. Il est temps que cela cesse pour une bonne gouvernance. Les fermes instructions données par les autorités doivent être appliquées et avec rigueur. Le népotisme, la corruption, etc., doivent prendre fin pour qu’enfin la refondation tant voulue devienne un jour réalité.

La Rédaction

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