Editorial : Un tournant décisif

Une année s’achève et une autre commence. L’année 2022 aura été marquée par la recherche effrénée de la paix au Tchad. C’est dans cette optique qu’un comité d’organisation du Dialogue national inclusif a été mis en place. Le comité a organisé des pré-dialogues dans les différentes provinces du pays. Il a sillonné également quelques pays africains et s’est approché des tchadiens de la diaspora. Les assises de Doha au Qatar constituent l’étape cruciale ayant permis de recueillir les avis des uns et des autres pour la tenue du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS).

Le 20 août 2022, s’est ouvert au Palais de la culture et des sports, dans ses plus beaux atours, le Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) avec environ 1400 participants représentant toutes les couches sociopolitiques du pays. Des débats francs et souvent houleux ont été engagés sur des questions sensibles pour repartir sur de nouvelles bases saines et durables. In fine, un consensus a été trouvé sur plusieurs questions, notamment la prolongation de la transition et l’organisation des élections libres et transparentes. Au sortir de ce rendez-vous, un gouvernement d’union nationale est mis en place afin de mettre en œuvre les résolutions du DNIS. Celles-ci  prévoient l’organisation d’un référendum  pour choisir la forme de l’Etat et adopter une nouvelle constitution sous la supervision du président de transition, Président de la République, le Général Mahamat Idriss Deby Itno, garant de la paix et de la sécurité.

Pour maintenir un climat apaisé pendant et après la transition, la justice et l’équité entre les filles et les fils du pays doivent prévaloir. Il est temps de faire en sorte que les Tchadiens soient uns. Ainsi, la main dans la main, ils travailleront  pour la relance économique et la reconstruction nationale. La suite du processus doit être consacrée au renforcement de l’action gouvernementale dans le social avec en prime une meilleure répartition des ressources où l’éducation et la santé sont prioritaires. Le gouvernement ratisserait large s’il redouble d’efforts en faveur de la cohésion sociale, la réconciliation nationale, le renforcement de l’Etat de droit, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’encadrement des institutions sécuritaires, y compris l’amélioration des relations entre les civils et les militaires. Il serait aussi salutaire de renforcer le rôle des chefs traditionnels dans la prévention et le règlement des conflits et améliorer le climat social entre les populations elles-mêmes, entre les populations et l’administration, et entre les populations et les forces de défense et de sécurité. Vivement que cette nouvelle année tourne définitivement les pages sombres et soit porteuse de paix et de grâce pour tout le peuple.

Hadjé Bintou Kachallah Kasser, Directrice de Publication

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