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« L’ATPE est une grande école de formation », Abba Ali Kaya

C’est ce qui ressort d’un entretien que L’Info a mené, le mardi 27 septembre 2022, avec l’ancien directeur général de l’ATPE, Abba Ali Kaya, l’un des grands journalistes tchadiens qui a commencé sa carrière dans la même institution.

Pour l’ex-directeur général de l’Agence tchadienne de presse et d’Edition (ATPE), Abba Ali Kaya, l’ATPE est un organe très important pour la vie d’une nation. Rédacteur en chef en 1994 et 1995, puis directeur général, en 2017, Abba Ali Kaya se dit parfois choqué en ce sens que les pouvoirs publics n’accordent pas une attention particulière à cet organe.

Selon lui, « 62 ans après son indépendance, le Tchad est le seul pays où l’Etat ne dispose pas d’un journal gouvernemental qui devrait paraitre de manière quotidienne ou hebdomadaire. Alors que certaines agences nationales des pays africains, par exemple, Cameroon Tribune, L’Union au Gabon et le Soleil au Sénégal, ces agences constituent une source incontournable dans le domaine de l’information. Qu’est-ce qui nous empêche de faire autant comme en mettant les moyens conséquents à la disposition de l’ATPE afin de jouer pleinement le rôle qui lui est assigné », s’interroge Abba Ali Kaya.

L’ancien DG a reconnu qu’il y a des compétences à l’ATPE comme par le passé, les grands journalistes talentueux, qui ont la plume sont à l’ATP. Il a émis le souhait que l’Etat tchadien pèse de tout son poids pour mettre les moyens nécessaires au profit de cette agence pour informer les citoyens à temps réel.  Pour lui, l’exécutif devrait aussi privilégier l’agence comme d’autres médias publics pour qu’elle fasse un travail décent en citant une maxime populaire : « La parole s’envole et l’écriture reste».  Si l’agence est bien structurée à l’ère des technologies de l’information et de la communication où le monde devient un village planétaire, elle sera visible partout comme Agence France Presse (AFP), a lancé l’ancien Directeur général.

« En 1994, quand j’étais rédacteur en chef, nous faisions paraitre régulièrement le journal à l’époque. De même que quand j’étais revenu en 2017 comme directeur général cet organe de presse a été criblé de dettes, d’imprimerie, de location de bâtiment et des arriérés des contractuels. Et nous avions beau nous débattre pour apurer ces arriérés tout en relançant le journal en ligne », poursuit-il.

En ce qui concerne le contenu du journal L’Info, en dépit de l’insuffisance des moyens pécuniaires, il demeure une source d’informations de la plupart des journaux d’opinion. « Les responsables desdits journaux ne cessent de nous témoigner et tirer chapeau en s’inspirant de nos parutions. Ce qui m’a ému aujourd’hui avec les travaux du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), l’ATPE est en train de faire un travail remarquable avec la version numérique qui sert la publication des articles et vidéos sur les réseaux sociaux. J’ai une pensée particulière envers ceux à qui nous avons passé de bons moments et ne sont plus de ce monde en général. En particulier, aux journalistes de l’agence de faire leur travail objectivement en respectant l’éthique et la déontologie du métier », a conseillé Abba Ali Kaya.

Ndomadji Ndodegue

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