Zone de guerre : l’UNA a organisé une formation sur les défis de la couverture médiatique

Le superviseur général des médias officiels de l’État de Palestine, le ministre Ahmed Assaf, a ouvert ce mardi 27 février 2024, le cours de formation virtuel sur « Les défis de la vérification et de la collecte d’informations dans les zones de guerre (Palestine comme modèle) », organisée par l’Union des agences de presse des pays de l’Organisation de coopération islamique (UNA) en coopération avec l’agence de presse Viory Video.

La session a vu la participation de plus de 200 professionnels des médias des agences de presse membres et des médias des pays de l’OCI.

Le ministre Ahmed Assaf a révélé que depuis le début de la récente agression israélienne contre la bande de Gaza il y a moins de 5 mois jusqu’à aujourd’hui, plus de 120 journalistes palestiniens ont été directement tués. Le ministre palestinien a souligné que les conditions dans lesquelles travaillent les journalistes palestiniens sont difficiles et complexes, car il n’y a aucun pays au monde où les journalistes sont directement visés, sauf en Palestine, comme cela s’est produit avec la journaliste palestinienne Sherine Abu Aqla.

Pour sa part, le directeur général par intérim de l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA), Mohammad bin Abd Rabbo Al-Yami, a expliqué que le cours s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Union pour faire la lumière sur les difficultés que rencontrent les journalistes en général et les journalistes palestiniens en particulier traversent l’exercice de leur devoir professionnel dans des circonstances qui… imposées par l’occupation israélienne et sa guerre en cours dans la bande de Gaza. Il a ajouté que ce cours s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Union pour lutter contre la désinformation dans les médias et fournir aux journalistes les compétences nécessaires pour identifier les faux contenus et lutter contre leur propagation, indiquant que l’Union a lancé à cet égard une plateforme spéciale pour lutter contre la désinformation dans les médias, notamment dans le domaine de l’information liés à la question palestinienne.

Partage d’expérience

Dans une intervention en direct depuis la ville de Rafah, dans le sud de Gaza, le correspondant de l’Agence palestinienne de presse et d’information (WAFA), Sami Abu Salem, a passé en revue un certain nombre de défis auxquels les journalistes palestiniens sont confrontés dans l’exercice de leur devoir professionnel. Il a souligné que l’un des défis les plus importants est l’incapacité des journalistes à s’installer dans une zone spécifique, soulignant que sur le plan personnel, il a été déplacé plus de 7 fois. Selon lui, l’Agence Wafa concentre son travail sur l’exactitude et s’appuie sur les informations publiées par les autorités officielles, dirigées par le ministère palestinien de la Santé, pour publier le nombre de victimes et de martyrs.

Le journaliste palestinien Fouad Abu Jarada a également passé en revue lors d’une intervention sur le terrain les difficultés rencontrées par les journalistes palestiniens, notamment la conciliation de leur vie familiale et professionnelle, ainsi que les difficultés de déplacement et d’accès à Internet.

Ensuite, Mary Saclario, directrice de l’unité de vérification de VIory, et Zois Beckius, rédactrice en chef de Viory, ont fait une présentation sur « Les défis de la vérification et de la collecte d’informations dans les zones de guerre », en mettant l’accent sur la situation actuelle à Gaza, où ils ont abordé des mécanismes de sécurité et de vérification des équipages. Ils ont également évoqué un certain nombre de défis auxquels l’équipe Viory est confrontée dans l’exercice de son travail à Gaza, où ils ont été exposés à des blessures, mais ils ont néanmoins poursuivi leur travail malgré les difficultés et la perte de membres de leur famille. Ils ont discuté de l’éthique du travail journalistique dans les zones de guerre, soulignant à cet égard la nécessité pour les journalistes de s’engager à éviter de réaliser des interviews avec des prisonniers de guerre.

Ils ont évoqué un certain nombre d’outils techniques utilisés pour vérifier les sites de photos et de vidéos afin de garantir qu’elles appartiennent aux sites où elles sont censées avoir été filmées. Ils ont également abordé les difficultés liées à l’intelligence artificielle et aux contenus créés par les applications d’intelligence artificielle, en présentant quelques suggestions et solutions pour vérifier ces contenus.

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