Editorial : Bien faire pour éviter les troubles

Dans la matinée du vendredi 13 janvier, les cours ont été perturbés sur le campus d’Ardep Djoumal de l’université de N’Djamena. Les étudiants sont sortis pour exprimer, selon eux, leur mécontentement à cause de leurs conditions d’études. La police est intervenue avec des gaz lacrymogènes pour les disperser empêchant ainsi les établissements secondaires aux environnants de poursuivre les activités pédagogiques. Les étudiants revendiquent la réhabilitation des bourses d’études, l’amélioration de la qualité des restaurants universitaires et l’augmentation du nombre des bus de transport. Ces revendications ont été et sont encore la cause des années scolaires élastiques dont on n’en parlera pas assez. Mais pourquoi ne trouve-t-on pas de solutions définitives après tant d’années ?

En supprimant la bourse, l’Etat a investi en mettant en place le Centre national des œuvres universitaires afin de pallier les difficultés des étudiants. Bien qu’on note une amélioration substantielle, l’étudiant tchadien n’est pas encore dans les conditions requises d’études comme certains de leurs camarades de la sous-région. Les scandales de détournements et les guerres de positionnement qui ont émaillé cette structure un certain temps, ont renforcé la mauvaise perception que les bénéficiaires des œuvres redoutaient. En plus, le plaidoyer que beaucoup de participants au Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) ont fait pour la réhabilitation de la bourse n’a pas été traité dans le fond. S’il est question de renforcer le CNOU, il faut également que son cahier de charges soit bien défini et compris de tous.

Les conditions d’études partent au-delà des simples moyens de transport et de restauration. Les bibliothèques, la connexion internet, les bons laboratoires voire des voyages d’études, etc, définissent en mieux les conditions d’étude. L’incompréhension autour de la gestion des œuvres universitaires alimente les suspicions de sorte à créer un climat de va-t’en guerre entre les étudiants, l’administration et la police. Dans ce schéma, les heures continueront à être perdues et les démons des années académiques qui tirent à la longueur ne seront jamais purgés.

Les étudiants de leur côté doivent privilégier la voie du dialogue à travers leur Union que de faire des communiqués avec tout le buzz que ça fait sur les réseaux sociaux. Dans la démarche actuelle, il faut accorder le temps au gouvernement qui a dédié cette phase de transition à la mise en œuvre des résolutions du DNIS. Si des pourparlers sérieux sont engagés, la piste pour revoir certains aspects de la vie des étudiants est envisageable.

La Rédaction 

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