Editorial : des actions concrètes contre les inondations

Ces deux dernières décennies, le Tchad a accueilli des grosses précipitations, exposant la population aux intempéries. L’inondation, la destruction des habitations, des champs, les pertes d’animaux, la prolifération des maladies hybrides, la famine, la malnutrition, des pertes en vies humaines, l’exode rurale etc. Face à cette situation, la population vit dans le désarroi et ne sait à quel saint se vouer. N’ayant pas encore trouvé des solutions adéquates à leur situation, voilà que la  saison de pluie se pointe à l’horizon.

La ville de N’Djaména est fondée dans une cuvette, voilà pourquoi la majeure partie de la ville est constituée que des bassins de rétention et des creux. N’Djaména est enclin aux inondations répétitives. Les autorités communales sont interpellées, puisque la saison des pluies est déjà à la porte. Les sinistrés sont toujours logés dans des abris de fortune sans aucune mesure d’accompagnement pour leur réinstallation. Aucun plan ni une stratégie de barrage d’eau n’a été entreprise. Le sort des N’Djamenois qui habitent les nouveaux quartiers est à craindre. Dans les périphéries de la capitale, à chaque saison de pluies, les habitants font des pieds et des mains pour atteindre les grandes voies et vaquer à leur quotidien. L’incivisme notoire de la population pendant cette période où chacun creuse devant chez lui empêchant l’autre de passer, l’on bouche des canalisations pour freiner le passage de l’eau.

La mauvaise qualité des infrastructures qui, pour la plupart, laissent à désirer. Les routes mal construites, mal entretenues, mal tracées, les caniveaux non curés causant du tort aux citoyens. Quand une structure publique est bien faite, ce n’est pas un groupuscule qui va en bénéficier mais tout le pays. Que les plus hautes autorités prennent en main les projets d’urbanisation des villes et surtout la construction des infrastructures routières pour soulager un tant soit peu la souffrance des habitants de N’Djamena. Chercher des solutions urgentes est mieux, mais surtout des actions concrètes et des structures durables. Les communes attendront jusqu’à la pleine saison des pluies avant de racler et niveler les routes au lieu de les bitumer ou creuser des canaux de drainage des eaux. Cette manière de faire cause assez de dommages aux riverains. Une prise de conscience civique de la population et une réaction prompte des autorités contribuent au bien-être de tous.

La Rédaction

 

 

 

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