Editorial : Pour une rentrée scolaire réussie

Lancée sur le plan administratif le 15 septembre 2022, la nouvelle rentrée scolaire sera effective sur l’ensemble du territoire national au début du mois d’octobre. Elèves, étudiants, enseignants et parents vont certainement l’aborder avec un état d’esprit différent : les premiers auront hâte de retrouver leurs amis dans les cours de récréation, les deuxièmes espéreront une année avec moins de problème, les troisièmes souhaiteront la satisfaction de leurs revendications pour une année apaisée. Quant aux parents, ils n’envisageront pas de voir leurs progénitures rester de plus en plus longtemps à la maison ou dans la rue à causes des perturbations.

Qu’en est-il du gouvernement ? Son souhait le plus ardent, serait d’avoir avec tous ses partenaires du secteur éducatif, un climat détendu afin de réussir cette œuvre commune et exaltante qui est celle d’éduquer de former et de préparer l’avenir de millions de jeunes. Or, les grognes qui s’entendent de plus en plus et venant de partout n’augurent rien de bon. Un syndicat auquel de nombreux enseignants sont affiliés en l’occurrence le CIST a clairement laissé entendre que si le gouvernement ne prend pas en compte et ne satisfait pas à ses revendications, l’année scolaire sera perturbée. Le ton est donc donné et l’avertissement doit amener les décideurs à prendre des dispositions conséquentes. Car, avec ce qui se dessine, il n’est pas souhaitable que le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), l’un des plus puissants, entre dans la danse, pour une année scolaire paisible.

Par ailleurs, à l’heure où ces lignes sont couchées, la Commission nationale d’affectation et de mutation des enseignants (CONAM) ne s’est pas encore tenue, les cours de plusieurs établissements de N’Djaména sont occupées soit par des corps kaki, soit par des victimes des inondations ou encore par des herbes folles. La question des enseignants nouvellement recrutés et reversés à la Fonction publique ne semble toujours pas décantée, et la liste n’est pas exhaustive…

Tout ce qui précède ne laisse pas présager une année scolaire sans risque de perturbation ni débrayage violent. Néanmoins, l’optimisme doit prévaloir et l’espoir est permis. Le gouvernement, premier responsable de l’éducation et donc de l’avenir des jeunes enfants tchadiens, doit donner les signes et les gages que rien ne sort désespérer comme les uns et les autres ont tendance à se faire entendre. Un sursaut de sa part consisterait à se rapprocher de tous ses partenaires sociaux notamment ceux du système éducatif pout les rassurer de sa ferme volonté de faire le nécessaire si ce n’est le maximum en vue de réussir ensemble l’année scolaire 2022-2023, comme cela a été plus ou moins le cas de celle qui vient de s’écouler. Toute tergiversation ou toute lenteur pour solutionner les problèmes en amont porte un coup dur aux jeunes tchadiens qui subissent déjà de plein fouet, d’année en année, le phénomène de baisse de niveau.

La Rédaction

 

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